
Présentation du praticien
Formation à l'institut de Fasciapulsologie Christian Carini à Paris:
2004 à 2007 Cycle de base
2007 à 2009 Cycle de post gradués
2008 à 2010 Assistant à la formation pour le cycle de base
Formations avec Pasang Lama tradition Bön :
2018 à 2026 Plusieurs formation traditionnelles sur les massages tibétains Kum shi, bols chantants tibétains, méditation et respiration.
Printemps 2024, création d'un groupe de méditation, Sunya.

Pour ceux intéressés par mon parcours:
L’envie de soulager les maux avec les mains est née quand j’avais environ une douzaine.
Quelques années plus tard il fallait choisir une orientation, la nature et les arbres m’ont toujours fascinés, au centre d’orientation, nous avions définit deux choix, celui de kinésithérapeute, ou les espaces verts. Quand on est jeune et que les choix se résument à trois lignes sur une feuille pour définir tout un métier, voire toute une vie ce n’est pas évident. Je choisis alors les espaces verts, sûrement pour les grands espaces, être dehors et fuir les hôpitaux qui m’avaient laissé un souvenir horrible et morbide étant plus jeune.
Il y a dans la vie des rencontres, qui en quelques secondes peuvent vous changer la vie, bousculer tous vos repères pour vous ouvrir sur des expériences de vie qui ne vous quitteront plus. A l’époque, vers mes 17 ans je pratiquais plusieurs arts martiaux dont l’aïkido et le Iai do (l’art de se réaliser en dégainant en effectuant une coupe avec un sabre japonais). Lors d’un stage, où plusieurs dizaines de shuguisha (celui qui recherche la voie) tous en rang s’entrainent dans le vide avec un bokken (sabre en bois), le maître de stage, car il s’agit bien d’un maître, passe nous voir en déambulant dans les rangs et il donne ses conseils par ci par là. Arrivant à ma hauteur, il me regarde travailler et me dit tout simplement « mets ton esprit au bout du sabre » puis il repart…j’essaye sans trop comprendre comment on peut mettre son esprit au bout d’un sabre en bois. Je venais sans le savoir de vivre ma première leçon qui me servirait plus tard à soigner. Ce maître n’était autre que Malcolm Tiki Shewan.
Comprenez ce qu'il voulait dire par "esprit", c'était en fait l'écoute, la conscience. Au même titre que lorsqu'on balais, on sent le sol à travers le manche en bois. C'est le même principe que l'on utilise pour écouter les tissus d'un corps quand on a les mains posées dessus, mais c'est juste un peu plus fin comme écoute, et comme dans beaucoup de domaine, cela demande de l'entrainement, du temps et de l'expérience.
La quatrième année d’études en espaces verts fut décisive, je devais passer mon bac, continuer ou pas sur un BTS, mais tout se chamboula vers le milieu de l’année quand je fis mon premier pneumothorax.
Un pneumothorax c’est un décollement de la plèvre du poumon, provoqué spontanément dans mon cas, ou lors d’un choc violent ou par perforation dudit poumon donc de la plèvre.
En deux mots, vous vous retrouvez comme un poisson hors de l’eau à essayer de respirer, et vous ne pouvez qu’inspirer ce précieux fluide de vie, l’expiration est une douleur insupportable… quelqu’un atteint d’un pneumothorax s’asphyxie littéralement.
A l’hôpital le diagnostic tombe sur ces douleurs inconnues jusqu’alors. Le soir même un médecin pratique la pose d’un drain, je suis sous morphine mais la douleur reste insupportable, je pars…
Au réveil je ne suis plus qu’un légume, même plus la force de couper un morceau de pain, à 20 ans avec plus d’une douzaine d’heures de sport par semaine. Je ne retournerai pas de sitôt sur les tatamis, il n’y a plus qu’un point de l’entrainement que je peux pratiquer. Alors je me mets à travailler sur le souffle sur l’énergétique, paradoxe de ce qui m’arrive. Et petit à petit j’explore ainsi mon corps durant les longues heures de convalescence ou les journées vous paraissent interminables. Là je me rends compte très vite qu’il y a des zones que je peux soulager, décontracter apaiser, que cela me fait du bien, mais il y a aussi des zones où je ne passe pas, où mon "esprit" (écoute) n’arrive pas « au bout du sabre ». Des zones vides… Il m’a fallu de nombreux mois pour comprendre pourquoi, pour appréhender ces tensions, mais je n’étais pas sorti d’affaire pour autant.
Fort de ces expériences je commence à découvrir que je peux soulager les maux de certains amis et proches qui veulent bien se prêter au "jeu". Une tendinite, une brûlure légère… Je n’ai qu’à mettre « l’esprit au bout du sabre » et détendre les tensions rencontrées.
Les conclusions arrivent vite, je ressens trois types de "qualité tissulaires", l’une trop relâchée, une autre où les tensions perturbe le sang et la lymphe et enfin une dernière où les tissus sont toniques, c’est à dire juste "comme il faut", ni tendus ni relâchés, mais dynamiques, remplis de vie et de souplesse.
Je soulage ainsi, à l'époque, le maux du corps.
Environ un an après, je redémarrais dans la vie. Un jour, alors que je travaille en temps qu’intérimaire je fais un faut mouvement, une charge trop lourde, le poumon relâche... Direction les urgences.
Retour à l’hôpital, ce lieu que j’ai fini avec du temps et philosophie, à apprivoiser, là je sais ce qui m’attend, le choix d’une opération qui réduira à 2% le risque de rechute ou vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de ma tête… Et dans tous les cas, plusieurs mois de remise sur pied, l’impossibilité de trouver un employeur si je reste honnête, plus d’appartement, et tout l’entourage qui se pose la question de ce que je vais devenir, de ce que l’on va faire de moi.
Pour ma « belle famille » de l'époque, c’est sans appel, il faut quitter ce poids mort. Et puis il y a les autres, mais là, tout reste tabou, il ne faut pas faire de vagues, rentrer dans le rang. Le handicap est une deuxième maladie, vicieuse, passée sous silence celle-ci, qui fait de vous un déchet d’une certaine société.
Mon opération me bloqua tout mon poumon, certes je pouvais respirer et vivre un peu plus longtemps, mais dans quelles conditions ? Les cicatrices qui permettent de maintenir la plèvre et le poumon solidaires me vrillent le corps. Le diaphragme est complètement déséquilibré, les organes qui sont directement en contact subissent cette torture, à savoir l’estomac, le foie, les reins, les poumons bien sûr et toutes les conséquences indirectes… Je survie mais dans quel état, à vingt-deux ans ma santé était très précaire. Bien sûr les séances de kiné me redonnèrent un peu de souplesse sur les adhérences cicatricielles, mais cela restait superficiel, le poumon et tout le reste restaient bloqués, figés, vrillés, et la « mécanique » tournait mal. C’est tout ce que la médecine pouvait faire ? C’est dommage, il existe tellement de pratiques pour améliorer efficacement la santé.
Pratiquant d’arts martiaux assidu, avant l'opération, j’enchaînais l’entrainement et les stages douze heures par semaine, des fois seize. Je dois repartir de zéro, il m’a fallu une dizaine de mois entre les séances de kiné, le repos et mes entraînements « interdits » dans le jardin ou sur le carrelage du salon pour réapprendre à chuter, rouler, sauter par-dessus une chaise et enchaîner une roulade, petit à petit, tout en douceur, tout ça afin de pouvoir reprendre l’aïkido que je vénérais par-dessus tout à l’époque et dont les chirurgiens m'avaient dit de faire une croix dessus. J’avais la rage de vivre et de remonter sur les tatamis. De l’intérim ciblé me permet de ménager ma santé, mais un écrasement du cartilage fémoral m'ouvrira les yeux, je ne voulais perdre ma vie à la gagner.
La démission actée, l’un de mes professeurs d’aïkido, Alain Robert, nous parlait à l’époque d’une formation sur les soins prodigués par une thérapeute atteinte d'une forte cécité. Il nous parle de ses mains et d'un toucher très fin et doux, sans massage, mais d'une très grande écoute tissulaire. Un jour à la sortie de l’entrainement, je vais le voir et ne le quitte pas tant qu’il ne m’en a pas dit plus. il me parle alors de cette pratique que l’on appelle la Fasciapulsologie, qu’il n’y a pas de manipulation, mais juste un toucher léger avec une écoute et une action profonde sur les tissus.
Le jour même je me renseigne sur internet (à l'époque on y avait pas accès comme cela) et, une fois mon dossier d'inscription reçu, je le renvois dument complété aussitôt.
Dès les premiers séminaires, en travaillant en binôme praticien patient, Christian nous montre comment détendre un diaphragme… Enfin une libération, tout recircule, je ressens pleinement l’efficacité et l’étendu de ce qu’est la Fasciapulsologie. Les jours qui ont suivi on été merveilleurx, ma santé s'améliorait enfin.
Cette formation me permit d’avoir de solides bases et bien plus que cela, ce fut une porte ouverte sur la vie, au sens de la compréhension même de la Vie de ce qu’elle régit, c’est à dire tous les êtres vivants, leurs interactions… .
Christian Carini nous permettait de revenir suivre un séminaire autant de fois qu’on le voulait, dès le moment où il y avait assez de place, et il restait toujours une ou deux tables de libres.
C’est ainsi qu’avec un ami nous sommes revenus faire nos cycles de séminaires en même temps que d’autres promotions tout en continuant notre formation. Là, en aparté, Christian nous fit à plusieurs reprises quelques démonstrations d'autres méthodes de soin, comme avec un bol chantant, ... Ainsi, durant deux ans, en plus de notre formation de base et de post- gradués, nous avons assisté Christian à donner les stages.
Depuis je continue un travail personnel, sur le vivant et les soins,...
Depuis 2010 j'anime différents stages sur la vie et survie, le bushcraft (artisanat nature et mode de vie en pleine nature; vannerie sauvage, poterie primitive, ...), ... au sein de l'association Unis Vers Nature.
Enfin, depuis le printemps 2024, j'ai créer un groupe de méditation, Sunya, afin de créer une dynamique de groupe sur la pratique de la méditation et la conscience.
